Le Département de Biologie Moléculaire de l’Université Libre de Bruxelles fut créé voilà plus de 40 ans par les professeurs Jean Brachet et Raymond Jeener. De son implantation initiale sur le site du Rouge Cloître, à Auderghem, il a essaimé au cours des années ’60 vers son campus principal de Rhode St. Genèse, ainsi qu’au CERIA, au Campus de la Plaine, à Nivelles et au Solbosch. Aujourd’hui la plupart des laboratoires du Département de Biologie Moléculaire sont regroupés dans l’Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires (IBMM) situé sur l’Aéropôle de Gosselies.

Le Département de Biologie Moléculaire (DBM) constitue un département à part entière de la Faculté des Sciences depuis 1968 et ses chercheurs et membres du corps enseignant participent à l’enseignement des chimistes, des biologistes, des ingénieurs biochimistes, des ingénieurs agronomes, des étudiants de Sciences Biomédicales, des médecins. Le DBM accueille régulièrement des étudiants européens au travers du programme Erasmus. Le DBM est dirigé par un conseil où siègent des représentants de toutes les unités de recherche, et dont la présidence est assurée actuellement par Benoit Vanhollebeke. La vice-présidente est Laurence Van Melderen et le Secrétaire Eric Bellefroid. L’Institut de Biologie et de Médecine Moléculaires (IBMM) rassemble en son sein des équipes de recherche du DBM et de l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Biologie Humaine et Médicale de la Faculté de Médecine, l’IRIBHM, dirigé par le Professeur Marc Parmentier.

Ce bâtiment de 16.000 m² est financé par la Région Wallonne et la CE dans le cadre d’« Objectif Un ». L’IBMM constitue un pôle majeur de biologie moléculaire et de biotechnologie de la région wallonne. La gestion interne de l’IBMM est assurée par le Comité de Coordination de l’IBMM où sont représentés tous les laboratoires faisant partie de l’Institut. Ce comité est actuellement présidé par le Professeur Etienne Pays.

Comme la discipline de la biologie moléculaire elle-même, le DBM et l’IBMM sont des entités fortement pluridisciplinaires. On y retrouve à côté d’une majorité de biologistes, des chimistes, des physico-chimistes, des agronomes, des physiciens, des informaticiens, des diplômés en Sciences Biomédicales et des médecins. Les centres d’intérêt couvrent toute la gamme allant des développements purement théoriques aux applications biotechnologiques ouvertes sur la production industrielle. Les principales disciplines pratiquées sont la génétique, tant des procaryotes que des eucaryotes, la microbiologie, l’embryologie, la physiologie cellulaire, l’immunologie, la biologie du développement, la parasitologie, la virologie, la phylogénèse moléculaire, l’ingénierie génétique, la bioinformatique.

Environ 200 chercheurs et techniciens sont regroupés en une petite quinzaine de laboratoires ou d’unités de recherche qui entretiennent entre eux d’actives collaborations et qui participent à un grand nombre de programmes de recherche interuniversitaires belges et internationaux. A côté de crédits de recherche alloués par notre université, les ressources financières de la recherche au DBM et à l’IBMM proviennent de programmes d’“Actions de Recherche Concertées” (ARC, Communauté Française), de “ Pôles d’Attraction Inter Universitaires ” (PAI) financés par le gouvernement fédéral, du Fonds national de la Recherche Scientifique (FNRS) et Télévie, du Fonds de la Recherche Scientifique Médicale (FRSM), du Fonds de la Recherche Fondamentale Collective (FRFC), du Fonds pour la Formation à la Recherche dans l’Industrie et l’Agriculture (FRIA), et de diverses fondations privées (Fonds van Buuren, Fonds Brachet, Internationale Brachet Stiftung, Fonds Hoguet et Fonds Defay).

Plusieurs laboratoires ont conclu des contrats de recherche avec des compagnies. En plus de ces multiples ressources nationales, nombre de groupes participent à des collaborations internationales financées par des programmes cadres européens. Chaque année, plusieurs dizaines d’étudiants chimistes, biologistes, de Sciences Biomédicales, réalisent leur travail de fin d’études au sein d’un de ces groupes de recherche. Ce sont aussi une quinzaine d’étudiants qui voient couronné leur travail de recherche par la présentation d’une thèse de doctorat. La plupart d’entre eux disposent de bourses d’études du FRIA, du FNRS ou d’autres institutions pour leur permettre de poursuivre leurs études.


 
Mis à jour le 22 octobre 2019